Décryptage d'étiquettes

Algorithme 2025, Nutri-Score renforcé, ce que le logo dit vraiment, ce qui change pour vos achats

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Le Nutri-Score change de règles de calcul et le nouvel algorithme est mis en œuvre progressivement en France depuis mars 2025. Le logo reste le même, une échelle de A à E, mais des produits peuvent voir leur lettre évoluer. Objectif affiché, coller davantage aux recommandations alimentaires.

Le label est devenu un repère de face avant d’emballage. Il sert à comparer des produits d’une même catégorie, rapidement. Mais il ne résume pas à lui seul la qualité globale d’un aliment, ni une alimentation équilibrée sur une journée. Le débat revient à chaque mise à jour: que mesure vraiment la note, et que ne mesure-t-elle pas?

Le point clé tient dans la promesse du Nutri-Score: simplifier une information complexe. Cette simplification a une utilité pratique en rayon, mais elle crée aussi des angles morts. Les autorités sanitaires et les associations de consommateurs insistent sur un usage éclairé, sans achat automatique au seul regard de la lettre.

En chiffres
A-E
échelle du Nutri-Score
cinq lettres et couleurs
12 février 2021
première réunion du comité scientifique
selon Santé publique France
juin 2022
rapport sur les aliments
remis au comité de pilotage
février 2023
rapport sur les boissons
remis au comité de pilotage
mars 2025
déploiement progressif du nouvel algorithme
en France

Une échelle A-E, un affichage volontaire, un outil de comparaison

Le Nutri-Score est un système d’étiquetage nutritionnel sous forme de logo qui classe les aliments sur une échelle de cinq lettres et couleurs, de A à E [2]. Dans sa logique, A signale un meilleur profil nutritionnel relatif, E un moins favorable.

Concrètement, l’ambition est de permettre une lecture rapide au moment de l’achat. Le site Nutri-Score: manger équilibré, tout simplement rappelle que l’apposition du logo est volontaire et qu’il aide à comparer des aliments similaires [5]. Le message est central: le Nutri-Score sert d’outil de comparaison, pas de verdict absolu sur un produit pris isolément.

Autre point. Le Nutri-Score n’est pas une recommandation nutritionnelle à lui seul. La même source souligne qu’il ne remplace pas des recommandations nationales plus larges sur l’équilibre alimentaire [5]. Cela compte dans l’usage: un produit bien classé peut rester à consommer dans un cadre global, et un produit moins bien classé peut avoir sa place selon les quantités et la fréquence.

Comment la note est calculée: points négatifs, points positifs

Le Nutri-Score repose sur une addition de points négatifs et de points positifs. Testachats résume la mécanique: côté négatif, l’algorithme tient compte de l’énergie, des graisses saturées, du sucre, du sel, et des édulcorants dans les boissons [1]. Côté positif, il intègre les fibres, les protéines et la part de fruits/légumes/noisettes/légumineuses [1].

Cette logique explique pourquoi le Nutri-Score peut parfois surprendre. Un produit très salé ou très sucré accumule des points négatifs. Un produit riche en fibres ou avec une forte proportion de végétaux gagne des points positifs. Le résultat final se transforme en lettre et en couleur.

Le problème? Le Nutri-Score ne prétend pas tout couvrir. Testachats le dit sans détour: c’est une simplification de la valeur nutritionnelle d’un produit, ni plus ni moins [1]. Cette phrase résume la limite structurelle du dispositif: il éclaire une partie du sujet, pas l’ensemble.

À cela s’ajoute une question de lecture. Une lettre synthétique peut masquer des arbitrages: un produit peut être mieux noté grâce à certains apports positifs, tout en restant riche en ingrédients dont la consommation doit être modérée. Le Nutri-Score reste utile, mais il impose de garder le réflexe de comparer des produits comparables, et de regarder la liste d’ingrédients quand l’enjeu porte sur autre chose que le profil nutritionnel.

Nutri-Score: impacts pour les achats

Repère santé public
Santé publique France présente l’évolution de l’algorithme comme un moyen de mieux classer les aliments selon les recommandations alimentaires et d’orienter vers des choix plus favorables à la santé [4].
Comparaison en rayon
Le Nutri-Score est conçu pour comparer rapidement des produits similaires via un logo A à E, apposé volontairement par les producteurs [5].
Simplification, angles morts
Testachats rappelle que le Nutri-Score simplifie la valeur nutritionnelle d’un produit. D’autres dimensions, comme additifs ou transformation, relèvent d’outils complémentaires [1].
Tensions avec l’industrie
Wikipédia décrit le Nutri-Score comme un objet socio-technique qui bouscule des équilibres entre industrie agroalimentaire, institutions sanitaires et consommation [3].
Transition 2025
Le nouvel algorithme est déployé progressivement en France depuis mars 2025, ce qui peut faire évoluer la lettre affichée sur certains produits au fil des mises à jour [4].

Pourquoi l’algorithme a été revu et ce que dit Santé publique France

Le Nutri-Score n’est pas figé. Testachats rappelle que l’algorithme est destiné à être régulièrement réévalué et ajusté pour rester aligné avec les recommandations nutritionnelles [1]. Cette révision régulière est un point de méthode: un logo stable peut reposer sur des règles qui évoluent.

Selon Santé publique France, un comité scientifique a proposé une combinaison de modifications de l’algorithme dans des rapports remis au comité de pilotage en juin 2022 pour les aliments et en février 2023 pour les boissons [4]. L’objectif affiché est de renforcer l’efficacité du Nutri-Score pour classer les produits en cohérence avec des recommandations alimentaires et guider vers des choix plus favorables à la santé [4].

Le calendrier institutionnel est documenté. Santé publique France indique que le comité scientifique a organisé sa première réunion le 12 février 2021 et qu’il s’appuie sur l’analyse de la littérature scientifique et sur des contributions d’acteurs concernés [4]. En 2023, le comité scientifique européen du Nutri-Score a proposé de faire évoluer l’algorithme pour mieux l’aligner sur les recommandations alimentaires, mieux intégrer les connaissances scientifiques et s’adapter à l’évolution de l’offre [4].

Côté mise en œuvre, Santé publique France précise que le nouvel algorithme est mis en œuvre progressivement en France depuis mars 2025, après la publication d’un arrêté fixant les nouvelles modalités de calcul [4]. Concrètement, cela signifie que le même produit peut changer de lettre à mesure que les marques adoptent le nouveau calcul, et que les comparaisons doivent se faire avec attention pendant la période de transition.

Les limites du Nutri-Score et les lectures alternatives mises en avant par Testachats

Le Nutri-Score a un angle: la composition nutritionnelle selon un modèle de points. Il ne dit rien, par construction, sur certains sujets qui pèsent dans les débats publics, comme la présence d’additifs ou le degré de transformation. Testachats explique avoir développé un score santé qui, en plus du Nutri-Score, prend en compte la présence et l’innocuité des additifs, le degré de transformation et la taille des portions [1].

Cette approche illustre une tension simple. Le consommateur veut une information courte. Les experts savent que la qualité d’un aliment ne se résume pas à une seule dimension. Résultat, des outils complémentaires émergent. Ils ne remplacent pas le Nutri-Score, ils ajoutent d’autres critères, avec le risque inverse: multiplier les signaux et perdre en lisibilité.

Autre point. Les controverses autour du Nutri-Score tiennent aussi à son impact économique et politique. Wikipédia décrit le Nutri-Score comme un objet socio-technique qui a bousculé un équilibre entre industrie agroalimentaire, institutions sanitaires et consommation de masse, en exposant des enjeux à l’intersection des savoirs scientifiques, des stratégies économiques et des dispositifs de régulation [3]. Le label devient alors plus qu’un repère nutritionnel: un instrument qui influence la formulation des produits, le marketing, et la perception des marques.

Et après? La mise à jour de l’algorithme en France ouvre une séquence très concrète: des reformulations possibles, des emballages à actualiser, et une pédagogie à refaire en rayon. Le Nutri-Score reste un outil de tri rapide. Son efficacité dépend de deux choses: une méthode de calcul qui suit l’état des connaissances, et une utilisation qui ne confond pas une lettre avec une vérité totale sur l’aliment.

Ce qu’il faut retenir sur le Nutri-Score 2025

  • Le Nutri-Score conserve son format A à E, mais le calcul évolue.
  • Le nouvel algorithme est déployé progressivement en France depuis mars 2025 selon Santé publique France [4].
  • La note additionne des points négatifs et des points positifs, selon Testachats [1].
  • Des acteurs comme Testachats mettent en avant des critères complémentaires, comme additifs et transformation [1].

Enjeux du Nutri-Score: consommation, santé, industrie

La mise à jour de l’algorithme relance un débat de fond: un logo simple peut-il rester fiable quand l’offre alimentaire change vite? Santé publique France met en avant l’alignement avec les recommandations et l’adaptation aux évolutions de l’offre [4]. Les associations de consommateurs, elles, poussent pour des lectures plus larges que la seule nutrition, en ajoutant d’autres dimensions [1]. Le Nutri-Score avance donc sur une ligne étroite: rester lisible, sans donner l’illusion qu’une lettre suffit à décider.

Nutri-Score 2025: l’essentiel à retenir

  • Le Nutri-Score classe les aliments sur une échelle de A à E.
  • Le calcul combine des points négatifs et des points positifs.
  • Le comité scientifique a remis des propositions de modifications en 2022 et 2023.
  • Le nouvel algorithme est mis en œuvre progressivement en France depuis mars 2025.
  • Testachats présente un score santé intégrant aussi additifs, transformation et portions.

Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.

Avertissement. Cet article a une vocation d'information générale. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation. L'alimentation cétogène est déconseillée dans plusieurs situations (grossesse, allaitement, diabète de type 1, troubles rénaux ou hépatiques, antécédents de troubles du comportement alimentaire). Demandez l'avis d'un médecin ou d'un diététicien-nutritionniste avant de modifier votre alimentation.
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Julien Juchereau

Julien Juchereau suit l'actualité de la nutrition et de l'alimentation cétogène pour RégimeKéto.fr. Il s'appuie sur les publications scientifiques, les avis des autorités sanitaires et le travail de diététiciens-nutritionnistes pour rendre le sujet lisible sans le simplifier à l'excès.